À propos

À propos de l’imagier

Se serait

Tout a commencé à Bordeaux en 1988, dans une agence de publicité, j’étais ce que l’on appelait alors dessinateur publicitaire. Loin d’imaginer les incroyables aventures que me réservait l’avenir, je travaillais avec effervescence, crayons, feutres et ciseaux dans les mains à l’élaboration d’une image qui, à n’en pas douter, allait révolutionner l’univers de la publicité.
Je marquais donc de mon empreinte le monde magique des agences publicitaires.

Mais l’aventure toujours tapie dans un coin sombre, bondit sur moi et me propulsa vers une autre galaxie que l’on nommait alors, et encore aujourd’hui je crois, le spectacle ! C’est dans ce milieu tout à fait fantasque qu’il me fût permis de créer de nouvelles formes graphiques toutes entières vouées à la promotion de pièces théâtrales.
Ah ! quelle période mes enfants !

Mais l’aventure, encore traîtresse, me saisit de nouveau, et voyant en moi une âme de pédagogue me télescopa tout entier dans une nouvelle dimension, l’enseignement. Après m’être exercé dans l’art de la communication, il me fallut offrir un savoir accumulé de longue date. Je manipulais l’appréciation scolaire afin de donner à penser que « s’il n’était pas bon, cela s’arrangerait peut-être ».

Me poussant sur les chemins avec sac à dos et famille, l’aventure me mena dans le Gers où je m’installais et développais mon activité. En effet, depuis les années 2010, je promeus, je propulse, je propose, je projette, je programme, je produis,… Enfin je suis là, un clavier sous les doigts, un écran comme fenêtre et mon imagination comme horizon.
Et tout cela rien que pour vous cher(e)s client(e)s.

Vidéo de présentation de l'imagier

Ou sinon

1990, je venais de prendre ma retraite de flic, 40 ans passés au service de la population. J’avais partagé mon temps entre la paperasse et le terrain. Dans les dernières années, l’administratif avait pris plus d’importance que le reste.
J’alignais des lignes de commentaires, je justifiais des comportements, je mettais en valeur des statistiques…
Ce métier que j’aimais perdait de son sens, je démissionnais doucement, j’abdiquais et envisageais la retraite comme la seule issue à tout ce gaspillage !
J’avais le temps de la préparer ma retraite : livres, balades et pourquoi pas du vélo !
Mais voilà, rien ne s’est déroulé comme je l’avais imaginé.

Installé chez moi, dans une pièce faite de vieilles pierres et aménagée depuis peu en bureau, je sirotais une limonade sans sucre, rapport à mon futur diabète que j’essayais de garder à distance, je regardais le soir s’avancer en étirant les ombres. Un livre posé sur mes genoux, confortablement assis dans un fauteuil ergonomique de 538,99 € que m’avaient offert les collègues le jour de mon départ.

Ce jour là, Pierre m’avait dit : « c’est pour ta lombalgie ».
Les quinze jours qui suivirent furent pour lui les pires de sa vie ! En effet, lors d’un contrôle d’alcoolémie un conducteur ivre mort ne put ni s’arrêter ni l’éviter. Bilan : coma, puis retour à la vie mais pour toujours cloué dans un fauteuil peut-être ergonomique mais surtout à roulettes ! De toute façon, je ne l’ai jamais aimé le Pierre avec ses airs prétentieux et ses petits yeux globuleux fixés au milieu d’une face où se bousculaient dans un ordre approximatif les éléments nécessaires à la composition d’un visage.

Enfin, toujours est-il que me voilà installé dans mon fauteuil de « salut le vioc », un verre à la main, quand le téléphone se met à vibrer sur mon bureau, je le laisse toujours sur vibreur, je lui trouve un côté sensuel quand il se manifeste.

Je réponds :
– Oui (je dis jamais « allo » la peur de m’entendre répondre « à l’huile ») ?
L’imagier ?
– Non, c’est une erreur !
-Pourtant c’est bien le numéro de télé…
– Écoutez, ça fait 62 ans que je vis, et s’il y a bien une chose que je sais c’est mon nom ! Et là, vous venez de donner celui d’un type que je me flatte de ne pas connaitre ! Au revoir !
Je raccroche

Quelques secondes passent (18 exactement. J’ai gardé comme un réflexe, le souci du détail) le téléphone se remet à vibrer.
– Oui ?
L’imagier ?
Une voix différente de la précédente, celle d’une femme. Je l’imagine brune, frisée, les yeux marrons, 1m 62, 35 ans, dynamique et même sportive. Deux enfants, l’un myope astigmate, l’autre pas. Elle affectionne particulièrement le maquillage waterproof !
Après explications courtes mais efficaces, je raccroche.

Suivent 4, 5, 10 coups de fil ! Excédé mais professionnel, je sens monter en moi le désir de savoir, de mettre un visage sur ce « L’imagier » ! Qui est-ce ? Ou plutôt qu’est-ce ?

Après une enquête d’au moins 15 minutes et 32 secondes, et parce que j’ai gardé quelques contacts importants et que certains indics me sont restés fidèles, j’ai pu répondre à un nombre non négligeable de questions. L’un de mes contacts, Jean C. Google (il me faudra un jour vous causer de cet oiseau là, un sacré bouffeur d’intimité) m’en apprend suffisamment.

Derrière « l’imagier », se cache une entreprise de création graphique en tous genres. Illustration papier ou numérique, site web statique ou dynamique de la 3D ou du motion design en veux-tu en voilà. Enfin bref, l’imagier se propose de tout faire pour votre communication.

La question se pose, QUI ? Bons Dieux ! qui donc est le gérant de cette entreprise de design graphique ?
Alors que je m’interroge, que je fouille, la porte se met à vibrer. En effet, j’ai remplacé l’interphone traditionnel par un système de vibration bien plus esthétique à mon goût. Bien sûr, il m’a fallu prévoir un jeu de 2 centimètres entre l’huisserie et la porte, afin de permettre les mouvements ondulatoires. Ce qui donne à l’air la possibilité de s’engouffrer, et en hiver, j’me pèle ! Mais faut savoir ce qu’on veut, une approche innovante, un concept révolutionnaire ou le confort !

Donc la porte vibre, je l’ouvre non sans éprouver un certain plaisir (rapport aux vibrations), le facteur est là, planté, le regard craintif fixé sur l’entrée mouvante. J’attends calmement les 2 minutes 03 secondes qu’il faut en moyenne aux visiteurs pour retrouver un certain équilibre nerveux et la raison de leur présence.
Un colis. Je m’étonne, regarde le bordereau. A l’emplacement « destinataire », je lis : « L’IMAGIER ». Je perds mon sang froid et manque d’étrangler le fonctionnaire qui repart titubant, accompagné de quelques mots choisis qui ne manqueront pas de faire date dans l’histoire de son parcours professionnel. Je claque la porte !

À partir de ce jour, entre moi et l’imagier la guerre est déclarée !
Je poursuis mon enquête et ne manquerai pas de vous informer sur l’avancement de celle-ci.